02/07/2012

Le WTF du mois, ou l'abeille domestique dans ton salon !

On commence à le savoir, les abeilles sont en danger.

Partout sur la planète les pollinisateurs sauvages et domestiques diminuent, en abondance comme en diversité.

Chez l'abeille domestique, des phénomènes tels que le Colony Collapse Disorder, (syndrome d'effondrement des colonies) terrorisent les apiculteurs qui voient leur rucher disparaître en quelques jours. 

Les causes du déclin des abeilles sauvages et domestiques sont multiples. Fragmentation des habitats, augmentation des intrants chimiques, multiplication des parasites (varroa etc...), introduction de nouveaux prédateurs (Frelon asiatique), réchauffement climatique etc...

Seulement voilà, les abeilles sauvages tout le monde s'en fou, puisque personne ne les connait vraiment alors qu'elles participent à la pollinisation de nombreuses plantes cultivées, et qu’elles permettent le maintien de la flore sauvage, de sa diversité et de sa beauté. Les abeilles sauvages en somme, remplissent des services écosystémiques, qui sont invisible aux yeux de beaucoup.

 Une abeille solitaire sur une fleur de camomille.

Tandis que l'abeille domestique elle, beaucoup plus étudiée, joui ces dernières années d'une période de grâce totale. Cette unique espèce (Apis mellifera; vive la biodiversité) est devenue la coqueluche de beaucoup de monde. Grâce à beaucoup de com soigneusement orchestrée de la part de nombreuses associations, l'abeille domestique est devenue la sentinelle de l'environnement! Ce qui n'était à première vue, pas pour me déplaire, voir qui me réjouissait. 

De la à en faire n'importe quoi il n'y avait qu'un pas à franchir que l'homme fait volontiers régulièrement. Ainsi, le concept d'introduction d'abeille dom en ville à au début très bien fonctionné ! Les apiculteurs récoltant du miel à foison, et pouvant le vendre comme du 'miel de béton' s'en sont mis plein les poches. 

La facilité de mettre des ruches en ville, allié avec de la com assourdissante, à entraîné un développement irraisonné de la quantité de ruche en ville. Ainsi à Paris, plus de 300 nouvelles ruches ont vu le jour un peu partout en 3-4 ans. Avec 50 000 individus dans chaque ruche, je vous laisse faire le calcul. Le péquin moyen pouvant disposer de sa propre ruche, ce geste étant vu comme écolos, voir comme protecteur de la biodiversité (sic.) les bobos parisien on repris le concept, en le trouvant 'génial', et ont a leur tour amplifié ce phénomène.

Ainsi nous faisons face aujourd'hui à une introduction MASSIVE et incontrôlée d'une espèce hautement compétitrice en ville. Apis mellifera est extrêmement généraliste (elle visite beaucoup d'espèces de fleurs) et rentre donc en compétition avec les quelques espèces sauvages présentes en ville. Sous prétexte de sauvegarder la biodiversité, on introduit donc une espèce susceptible de fragiliser encore plus les sauvages et solitaires présente en ville, ayant survécu à toutes les autres perturbations. 

Ne jamais réfléchir avant d'agir. Et toutes les associations de protection de la nature sont derrière ce principe. Quel est l'avenir des abeilles sauvages en ville, et plus généralement quel avenir pour la diversité de pollinisateurs ?

Voilà, je sais que je vous ennui avec ce laïus, mais si j'écris ce texte, c'est que je suis simplement resté estomaqué par le ruche concept de Phillips ! En effet, le fabriquant de rasoir, viens de sortir de son placard une ruche d'intérieur visant les particulier friqué. 

L'objet proposé par Phillips présente design ahurissant composé notamment d'un dôme en verre. Fixée à un mur ou à une fenêtre, la ruche d'intérieur est dotée d'un trou qui donnerait sur l'extérieur.
cultiver et récolter du miel gratuit avec la ruche d'intérieur philips


Ainsi conçue, la ruche de Philips permettrait de faire rentrer et sortir les abeilles de la ruche.  Un système avec une ficelle permettrait de déclencher un enfumage pour évacuer ou engourdir les abeilles afin de récolter le  miel, comme le montre cette jolie demoiselle.

 


Bien sûr, c'est un concept, bien sûr, la faisabilité n'est pas encore d'actualité. Mais que des ingénieurs mettent au point ce joujou me lasse sans voix. A voir aussi si celle-ci survivent, si elles seront à l'aise dans cette 'cage de verre'....pour l'instant peux de réponse.

Nos 1 000 espèces d'abeilles solitaires françaises ont  du souci à se faire !

Andrena cineraria se réchauffant au soleil

On espère donc que Philips ne sortira jamais se joujou à bobo friqué si l'on veut protéger notre belle faune et notre flore associée.

La photo ici me fait trop marrer, la com dans toute sa splendeur !


Bon voilà je m'arrête ici, en attendant n'hésitez pas à venir liker notre page Facebook, ça se passe ici :


https://www.facebook.com/LQPleauquiparle

LA REDACTION







27/06/2012

Pokecars



L'acheteur de voiture a évolué.
Hier, un homme qui craquait pour des formes bien dessinés et une mécanique virile.
Aujourd'hui, une femme citadine qui recherche un design pragmatique, ainsi qu'une facilité d'utilisation couplé à une puissance utile.
Et demain ; un enfant encore incertain de ses choix mais capricieux, prêt à tout pour faire céder ses parents grâce à un chantage affectif et sonore.

C'est une chose que Toyota à bien compris.
A l'occasion de Tokyo Toy Show, la fameuse marque japonaise a donc présenté (en partenariat avec le fabriquant de jouets : Tamara Tomy) de magnifique Pokecars!


Je vous laisse apprécier les photos et méditer sur l'avenir de notre si belle planète.
N'oubliez, cependant, pas de nous rejoindre sur Facebook!








26/06/2012

Vincent Broquaire

Bonjour à toutes et à tous,

Si il y a bien un artiste que l'on aime beaucoup à la rédaction c'est bien celui-ci !

Vincent Broquaire est un artiste multicarte. Diplômé de l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg, il manie avec beaucoup de talent la ligne claire, propre à ses dessins en noir et blancs.

Sculteur, maquétiste, évidemment dessinateur, il est également un artiste numérique talentueux.

Véritable technophile et Apple addict, il a réellement tapé dans l’œil de LQP toujours friande de ces explorateurs du net, de ces artistes contemporains et inventifs.

Voici quelques-unes de ces œuvres: appréciez !

 Quelques dessins





 Une sculpture



Et enfin une performance vidéo que je trouve absolument remarquable, on le suivra de près




 Pour plus d'infos c'est ici :

http://vincentbroquaire.com/


et
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La rédaction de LQP

21/06/2012

Merci à tous !

Bonjour à tous !

LQP vient de dépasser le score des 10 000 pages vues.

L'ensemble de la rédaction tenait à vous remercier pour votre accompagnement fidèle et attentif !

La rédaction




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20/06/2012

LQP en deuil

Ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers...
Tu es celui des trois immortels qui décide de nous quitter en avance, PPDA et Michel Drucker peuvent trembler, ils te rejoindront bientot; mais personne ne s'en émeuvra. Mon cher Thierry tu était la seul voix libre du triste paysage télévisuel Francais. Là où tes collègues repoussent les limites de l'inutilité (il a frappé le ballon coup de pied et le joueur fait du 44), tu nous permettais d'esperer un sourire meme devant un France-Danemark amical de février, qu'on regardait parce qu'on se disait bien qu'a un moment ou un autre ils allaient prendre cher, les stimorols. A ceux qui te traitaient de raciste je répondrai que tu as toujours exprimé ta pensée, sans crainte de la censure et de l'opinion populacière. Tu as permis à tous ceux qui n'avait pas de bar de poivrots près de chez eux de connaitre ces ambiances magiques, et le premier tu t'opposa à Ben Ali, refusant qu'un esclave de ce cruel pharaon arbitre un match du joyaux des démocraties, l'équipe de france de Football.

Pour toutes ces raisons et biens d'autres encore que je n'exprimerai pas devant ce parterre de bovins bien pensant, je te souhaite un longue vie Thierry, à l'heure ou pour toi le couscous semble cuit.
 La rédaction.

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10/06/2012

Water Alert



Avec le temps L'eau Qui Parle a tendance à oublier la raison de son existence :
Faire un listing complets des différents moyens de communication humains/eau.

Justement l'agence science-presse québécoise a publié il y a deux ans un article sur le sujet!

Nos téléphones intelligents nous relaient des informations sur la circulation automobile, les restaurants, les bâtiments... Pourquoi ne dialogueraient-ils pas aussi avec les rivières?
Il s’agit du nombre de plans d’eau pour lesquels leUS Geological Survey dispose des données en continu, et qu’il a commencé à partager avec le public par l’intermédiaire de son service WaterAlert.
Outre les vacanciers, on vise les riverains, puisqu’une partie des détecteurs dans ces rivières ont aussi pour fonction de mesurer la qualité de l’eau. (http://water.usgs.gov/wateralert)
C’est pratiquement chose faite aux États-Unis, où 10,000 rivières et lacs pourront bientôt vous dire si, par exemple, les rapides que vous approchez dans votre canot devraient être évités aujourd’hui.


J'admets que tout cela est d'un intérêt limité mais vous passez bien des heures sur Facebook à rien foutre!
N’hésitez pas d'ailleurs à rejoindre L'eau Qui Parle sur Facebook!


04/06/2012

Les dessins muraux de Sol

En ce moment, le centre Pompidou de Metz propose à ses visiteurs une rétrospective des walldrawing (dessins muraux) de Sol Lewitt

Voilà l'occasion rêvée de vous renseigner sur cet artiste, minimal et conceptuel, mort depuis maintenant 5 ans.




Il naît en 1927, dans le Connecticut. Très tôt poussé vers l'art par sa mère, il continu sur cette route jusqu'au bachelor of fine art qu'il décroche à l'université de Syracuse.
Pour poursuivre sa formation, il part en Europe se confronter au grand maître.
Quelques temps après, il doit repartir, pour cette fois ci se confronter au Coréen, durant la guerre de Corée.




Dès son retour, il s'installe à New York, the big apple. Il y continu ses études et multiplie les petits boulots.
Il travaille notamment dans le cabinet d'architecte de Ieoh Ming Pei (l'indiscutable Pyramide du Louvre, l’étonnante Biosphère 2 et bien d'autre).



 
Travaillant au Museum of Modern Art (MoMA) à NY, il y rencontre les artistes Robert Ryman, Dan Flavin et Robert Mangold, ainsi que la critique Lucy R. Lippard.




D'abord classé dans la case minimaliste, il s'en détache en essayant de favoriser une approche conceptuel dans son travail.
Il considérait par exemple que l'essentiel d'une oeuvre se joue dans sa conceptualisation et que son exécution n'en est qu'une tâche mineure.




Pour ce qui sont chaud ou pour ceux qui vivent près de Metz, n’hésitez pas l'expo se termine le 29 juillet.
Pour les autres, je vous laisse avec 35 phrases sur l'art conceptuel de Sol Lewitt.

1) Conceptual Artists are mystics rather than rationalists. They leap to conclusions that logic cannot reach.
2) Rational judgments repeat rational judgments.
3) Illogical judgments lead to new experience.
4) Formal art is essentially rational.
5) Irrational thoughts should be followed absolutely and logically.
6) If the artist changes his mind midway through the execution of the piece he compromises the result and repeats past results.
7) The artist’s will is secondary to the process he initiates from idea to completion. His willfulness may only be ego.
8) When words such as painting and sculpture are used, they connote a whole tradition and imply a consequent acceptance of this tradition, thus placing limitations on the artist who would be reluctant to make art that goes beyond the limitations.
9) The concept and idea are different. The former implies a general direction while the latter is the component. Ideas implement the concept.
10) Ideas alone can be works of art; they are in a chain of development that may eventually find some form. All ideas need not be made physical.
11) Ideas do not necessarily proceed in logical order. They may set one off in unexpected directions but an idea must necessarily be completed in the mind before the next one is formed.
12) For each work of art that becomes physical there are many variations that do not.
13) A work of art may be understood as a conductor from the artists’ mind to the viewers. But it may never reach the viewer, or it may never leave the artists’ mind.
14) The words of one artist to another may induce a chain of ideas, if they share the same concept.
15) Since no form is intrinsically superior to another, the artist may use any form, from an expression of words (written or spoken) to physical reality, equally.
16) If words are used, and they proceed from ideas about art, then they are art and not literature, numbers are not mathematics.
17) All ideas are art if they are concerned with art and fall within the conventions of art.
18) One usually understands the art of the past by applying the conventions of the present thus misunderstanding the art of the past.
19) The conventions of art are altered by works of art.
20) Successful art changes our understanding of the conventions by altering our perceptions.
21) Perception of ideas leads to new ideas.
22) The artist cannot imagine his art, and cannot perceive it until it is complete.
23) One artist may misperceive (understand it differently from the artist) a work of art but still be set off in his own chain of thought by that misconstruing.
24) Perception is subjective.
25) The artist may not necessarily understand his own art. His perception is neither better nor worse than that of others.
26) An artist may perceive the art of others better than his own.
27) The concept of a work of art may involve the matter of the piece or the process in which it is made.
28) Once the idea of the piece is established in the artist’s mind and the final form is decided, the process is carried out blindly. There are many side effects that the artist cannot imagine. These may be used as ideas for new works.
29) The process is mechanical and should not be tampered with. It should run its course.
30) There are many elements involved in a work of art. The most important are the most obvious.
31) If an artist uses the same form in a group of works and changes the material, one would assume the artist’s concept involved the material.
32) Banal ideas cannot be rescued by beautiful execution.
33) It is difficult to bungle a good idea.
34) When an artist learns his craft too well he makes slick art.
35) These sentences comment on art, but are not art.



30/05/2012

La presse, Les Blogs, Nos confrères

Aujourd'hui, LQP (leauquiparle.blogspot.com), s'exprime sur la presse concurrente et confraternelle.


Et oui, même si dans le paysage de la blogosphère Française tout n'est pas bon, que dis-je pratiquement tout est mauvais, ou jours après jours des insultes au bon gout et à la décence sont proclamée, diffusée librement et débarquée telle des putains dans un rade miteux de ports dont je tairai le nom....il n'en ait pas moins qu'en fouillant, un peu, en se donnant du mal... tout deviens limpide, translucide, voir normal.

AINSI ...

Certains des blog que nous avons arpenté méritent d'être vantés, et porté vers les nues...
Parfois simplement parce que ce sont nos amis et vu que nous avons aucun honneur et que le favoritisme, les pots de vin et les trucages sont notre deuxième peau/nature et que ce n'est certainement pas un problème, soit parce qu'il sont particulièrement intéressants !

En voici un florilège, une farandole ....

http://peurbleue.blogspot.fr/

Gohan est toujours à la pointe de la musique, actuelle ou pas. Fabriquant de mix rageurs qui claquent dans nos oreilles comme les baffes de nos ex, gohan nous fait voyager dans son monde lyrique rempli de mélodie d'aujourd'hui et d'hier, nostalgiques et actuelles. Sur son blog, il laisse la place à ses amis, ses potes de toujours qui viennent raconter leur musique dans des articles de fond qui vous laisserons en pâmoison ! Courez-y !

http://lesmouchesducoche.com/

Trois Nanas (avec un grand N) complétements givrées mais avec de la bonne humeur dedans. La rédac chef Camille, en avait juste marre de ses magazines féminins à la con, qui toujours à côté de la plaque, s'arguent de conseils tout aussi stupides les uns que les autres. Alors avec deux copines, elles ont crée les Mouches du coches, Culture 3.0, rouge à lèvre et mauvais esprit! En déambulant dans ce web magazine, vous trouverez de tout mais toujours avec joie de vivre et à la sauce déjantée. Cuisine, sexo, sorties, concert, bouquin, cliquez ont vous dit !

http://jegame.tumblr.com/
http://folding-a-part.tumblr.com/
http://looting-a-hoard.tumblr.com/

Enfin, On vous avait dans ces pages déjà parlé dans ces pages d'un artiste Klee-esque, un ami à nous (si vous êtes inattentifs ré-arpentez les pages de ce b-leau-ge). Celui-ci récidive ! Et de quelle manière ! 3 blogs ! Rien que cela ! Ce voyageur des zones inexplorée d'internet, nous reconstruit un kaléidoscope de sa culture bien à lui! De la musique électronique la plus pointue jusqu’à la culture jeux vidéo, on ne ressort pas indemne lorsque l'on veut voir le monde à travers ses yeux ! J'aime particulièrement "Looting a hoard", instantané toujours en mouvement, d'un web qui va parfois trop vite...








La rédaction....


22/05/2012

Aux sources morales de l’austérité

Aujourd'hui on reprend un article du "Monde Diplomatique" de Mars 2012.


L’Union européenne a consenti le 21 février à accorder une nouvelle aide financière à la Grèce, à condition que celle-ci accepte une « surveillance renforcée » de sa gestion budgétaire. Ce plan ne devrait qu’aggraver un peu plus la récession dans un pays exsangue. L’obstination à préconiser la rigueur s’expliquerait-elle par des certitudes morales plus puissantes que la raison ?
par Mona Chollet, mars 2012 
 
 
Rigueur, austérité, efforts, sacrifices, discipline, règles strictes, mesures douloureuses… A force d’assiéger nos oreilles de ses fortes connotations moralisatrices, le vocabulaire de la crise finit par intriguer. En janvier dernier, à la veille du Forum économique de Davos, son président, M. Klaus Schwab, parlait carrément de « péché » : « Nous payons les péchés de ces dix dernières années », diagnostiquait-il, avant de se demander « si les pays qui ont péché, en particulier ceux du Sud, ont la volonté politique d’entreprendre les réformes nécessaires » (1). Dans Le Point, sous la plume de Franz-Olivier Giesbert, le décompte de nos bacchanales débridées est plus large : l’éditorialiste déplore « trente ans de bêtises, de folies et d’imprévoyance, où l’on a vécu au-dessus de nos moyens (2) ».
Dirigeants et commentateurs ressassent le même récit fantasmatique : en se montrant paresseux, insouciants, dispendieux, les peuples européens auraient attiré sur eux, comme une juste punition, le fléau biblique de la crise. Maintenant, ils doivent expier. Il faut « se serrer la ceinture », remettre à l’honneur les bonnes vieilles vertus d’épargne et de frugalité. Le Monde (17 janvier 2012) cite en exemple le Danemark, pays modèle auquel une « cure de patates » a permis de revenir dans les bonnes grâces des agences de notation. Et, dans son discours de prise de fonctions, en décembre 2011, le président du gouvernement espagnol, M. Mariano Rajoy, haranguait ses compatriotes : « Nous sommes confrontés à une tâche ingrate, comme celle de ces parents qui doivent se débrouiller pour nourrir quatre personnes avec l’argent pour deux. »
De nombreuses voix s’élèvent pour souligner l’imposture de ce raisonnement qui prétend calquer le comportement d’un Etat sur celui d’un ménage. Il escamote la question de la responsabilité de la crise, comme le poids insupportable que l’austérité fait peser sur les populations, dont la seule faute est d’avoir voulu se soigner ou payer les professeurs de leurs enfants. Pour un particulier, la rigueur budgétaire peut être une source de fierté et de satisfaction ; pour un Etat, elle signifie la ruine de centaines de milliers de citoyens, quand elle n’aboutit pas, comme c’est le cas en Grèce, à un sociocide pur et simple. Au Danemark, précisait Le Monde, la « cure de patates » se traduisit par une explosion du chômage et par une réduction drastique des programmes sociaux ; « soixante mille familles perdirent leur logement ». Ainsi, non seulement ce faux bon sens efface magiquement les inégalités sociales et occulte les ravages de l’austérité, mais il préconise, face à la crise, une politique économique qui n’aboutit qu’à l’aggraver en empêchant toute relance par la consommation. « Epargner et investir sont des vertus pour les familles ; il est difficile pour les gens d’imaginer que, à l’échelle des nations, trop de frugalité peut causer des problèmes », remarque l’éditorialiste de Bloomberg Businessweek Peter Coy (26 décembre 2011).
Irrationnels, proprement délirants, les appels à la contrition n’entretiennent aucun rapport avec la réalité. Comment expliquer alors qu’ils continuent de résonner d’un bout à l’autre de l’espace européen ? Parce qu’ils servent les intérêts dominants, répondra-t-on. Et, de fait, ils offrent l’occasion de parachever, au prétexte de la dette, la destruction des conquêtes sociales de l’après-guerre, entamée il y a une trentaine d’années. Avant cela, ils avaient déjà permis, dans la France de Vichy, d’enterrer le souvenir funeste du Front populaire. Le procès de Riom, qui se tint en 1942 dans cette petite ville du Puy-de-Dôme, visait à démontrer que les dirigeants « révolutionnaires », tels Léon Blum et Edouard Daladier, étaient responsables de la défaite de juin 1940 face à l’armée allemande. Le passage aux quarante heures dans les usines d’armement, et non les décisions des états-majors, aurait été fatal aux troupes françaises… En vue du « redressement national », le maréchal Philippe Pétain entendait substituer, déjà, l’« esprit de sacrifice » à l’« esprit de jouissance ». A l’ouverture du procès, le quotidien Le Matin désignait Blum comme « l’homme qui a inoculé le virus de la paresse dans le sang d’un peuple (3) ». Les Français, soixante-dix ans avant les Grecs… et les Portugais, que leur premier ministre, M. Pedro Passos Coelho, admoneste en ces termes : « Vous vous souvenez certainement de cet épisode grotesque, quand, alors que la “troïka” [européenne] travaillait à Lisbonne pour élaborer un programme d’aide au Portugal [en 2011], tout était fermé dans le pays, parce que tout le monde profitait de quelques jours fériés pour faire le pont. La “troïka”, qui prêtait de l’argent au Portugal, travaillait ; le pays profitait des ponts. Heureusement, ce qui s’est passé depuis a été à rebours de cette première image, très mauvaise (4). »

Une promesse de régénération

Mais l’invitation au labeur, à la mortification et à l’abnégation n’est-elle qu’une ruse pour faire accepter au plus grand nombre sa spoliation ? Ses accents sincères, passionnés, donnent à penser qu’elle ne doit pas tout au cynisme, et qu’elle s’enracine dans un fond culturel solide. « Cette humeur “sacrificielle”, de l’ordre de l’ethos autant que du raisonnement, suscite de la part de nombreux commentateurs une sorte de jubilation morbide, comme si la souffrance populaire avait aussi une dimension “purificatrice” », constate le sociologue Frédéric Lebaron à propos de la situation actuelle (5). Pétain voulait rappeler aux Français que, « depuis Adam, le châtiment est un appel au relèvement, une promesse de régénération (6) ». Plus près de nous, M. Rajoy prophétise : « L’effort ne sera pas inutile. Les gros nuages disparaîtront, nous relèverons la tête et viendra le jour où on parlera de l’Espagne en bien ; le jour où nous regarderons en arrière et où nous ne nous souviendrons plus des sacrifices. »
La revendication par le peuple de conditions de vie décentes ne fait pas qu’alarmer ceux dont elle contrarie les intérêts : elle leur inspire une sorte de terreur superstitieuse, comme si elle représentait une transgression impensable. Lors de la défaite de 1940, relatait l’historien et résistant Marc Bloch, les cadres militaires, issus de la haute société, avaient « accepté le désastre parce qu’ils lui trouvaient ces atroces consolations : écraser, sous les ruines de la France, un régime honni ; plier les genoux devant le châtiment que le destin avait envoyé à une nation coupable (7) ».
Quant à ceux qui, de par leur position dans la société, n’ont aucun intérêt objectif à souscrire à cette lecture des événements, ils sont pourtant nombreux à s’y montrer réceptifs. Au regard des dommages infligés à la collectivité, les mouvements d’« indignés » peuvent même apparaître comme une réponse bien timide, laissant subodorer que la rhétorique de l’expiation nécessaire rencontre, malgré tout, un terrain favorable. En mai 2011, une fonctionnaire grecque qui avait déjà vu son salaire passer de 1 200 euros à 1 050 euros, pour un temps de travail hebdomadaire passé, lui, de trente-sept heures et demie à quarante heures, assurait par exemple être « prête à des efforts supplémentaires (8) ».
Qu’un substrat culturel, voire religieux, détermine les attitudes des protagonistes de la crise de l’euro, certains n’ont pas manqué de le faire remarquer. « Experts et politiques négligent un facteur : Dieu. Enfin, la religion et, en l’espèce, le protestantisme luthérien. Fille de pasteur, [la chancelière allemande] Angela Merkel a le sens du péché, comme beaucoup de ses compatriotes. Il y a une manière allemande de parler de l’euro qui fleure bon l’influence du Temple. Et qui n’est évidemment pas sans conséquences sur les solutions avancées pour secourir l’union monétaire européenne », écrit ainsi Alain Frachon dans Le Monde (23 décembre 2011).
On peut cependant douter que l’influence du protestantisme se limite à l’aire géographique où il prit son essor au XVIe siècle. Le sociologue allemand Max Weber a montré dans un essai célèbre, en 1905, comment l’éthique protestante avait contribué à mettre en selle le capitalisme, en façonnant un « esprit » qui lui était favorable (9). Par la suite, et jusqu’à nos jours, cet esprit a perduré et prospéré de façon autonome, hors de tout référent religieux. Il a fini par devenir aussi omniprésent et invisible que l’air que nous respirons. L’historienne Janine Garrisson cite l’exemple de Jean-Paul Sartre, qui ironisait sur la foi protestante de son grand-père maternel, tout en étant lui-même « bien plus proche de lui, de son puritanisme, de son goût de la connaissance, qu’il ne voulait bien l’admettre. N’est-ce pas le même Sartre qui proclame haut et clair qu’un intellectuel qui ne travaille pas au moins six heures par jour ne peut revendiquer ce titre prestigieux (10)  ? ».
La thèse de Weber est en effet que le protestantisme a « fait sortir l’ascèse des couvents » où le catholicisme l’avait confinée. La doctrine calviniste de la prédestination, selon laquelle chaque être humain est élu ou damné par Dieu de toute éternité, sans qu’aucun de ses actes soit susceptible d’y changer quoi que ce soit, aurait pu conduire à une forme de fatalisme. Elle produisit l’effet inverse : soumettant chaque aspect de leur vie à une discipline stricte, les fidèles investirent toute leur énergie dans le travail, quêtant dans le succès économique un signe de leur salut. La fortune cessa alors d’être condamnable — bien au contraire. Seul le fait d’en jouir était répréhensible. Weber mentionne le cas d’un riche fabricant à qui son médecin avait conseillé de manger chaque jour, pour sa santé, quelques huîtres, mais qui ne pouvait se résoudre à une telle somptuosité, non par avarice, mais par scrupule moral.
« L’idée du devoir professionnel, écrit le sociologue, erre dans notre vie comme un fantôme des croyances religieuses d’autrefois. » Car la main-d’œuvre, elle aussi, dut apprendre à « effectuer le travail comme s’il était une fin en soi absolue — une “vocation” ». Cette mentalité, aujourd’hui dominante, ne s’imposa qu’au prix d’un « lourd combat contre un monde de puissances hostiles », et en particulier à l’aide d’une politique de bas salaires : Jean Calvin estimait que la masse des ouvriers et des artisans « devait être maintenue en état de pauvreté pour rester obéissante envers Dieu ». Le protestantisme creusa entre élus et damnés « un fossé a priori plus infranchissable et plus inquiétant que celui qui séparait du monde le moine du Moyen Age — un fossé qui traça une empreinte profonde dans tous les sentiments sociaux ». Le puritanisme anglais forgea également « une législation sur la pauvreté dont la dureté tranchait radicalement avec les dispositions antérieures ».
Riche ou pauvre, désormais, se reposer, profiter de la vie, « perdre son temps » ne pouvait plus se faire sans mauvaise conscience. On mesure ce que le monde actuel doit à cette conception lorsqu’on lit que le pasteur luthérien Philipp Jacob Spener, fondateur du piétisme, dénonçait comme moralement condamnable « la tentation de prendre sa retraite prématurément »
En somme, comme l’avait perçu dès le XVIe siècle l’humaniste allemand Sebastian Franck — cité par Weber —, la Réforme « imposa à chaque homme d’être un moine tout au long de sa vie ». L’emprise du christianisme et de sa disqualification de l’existence terrestre s’en trouva fortement accrue. On peut présumer que cet héritage spirituel et culturel n’est pas sans inhiber les réponses possibles aux attaques menées contre les sociétés. Après la laïcisation des Etats, quid de la laïcisation des esprits ?
Mona Chollet

30/04/2012

Du morel, encore du Morel !

Parce que c'est tout simplement bien écrit !


Il faut voter rouge au premier tour ...parce que ça rosit toujours !

23/04/2012

Jours sombres, jours de révoltes

LQP ne pouvait pas fermer sa gueule un jour comme celui-ci!

Nous sommes bien conscient de ne pas être un blog politique,
et que ce n'est certainement pas le but premier de notre équipe que de parler d'élections.

Mais il y a des jours où c'est tout simplement trop grave !

Peuple de France réveille-toi, en 89 nos aïeuls avaient juré qu'il n'y aurait plus jamais de 20%.
C'est de notre responsabilité de combattre tout les jours les germes
du fascismes pour que la bête soit abattue...

Comme le souligne un des rédacteurs,

"En ce jour triste il ne faut pas oublier, c'est nous contre eux..."







19/04/2012

Grand soir, misérables, et Francois Morel

Votre blog favori, chers lecteurs, ne souhaite point prendre part à l'agitation politique qui règne ces derniers temps en France. Nous ne donnerons aucune consigne de vote, mais cela ne nous empêche pas d'apprécier la bonne littérature, et les bons mots. Aussi nous nous permettons de mettre en ligne cette tirade issues d'une chronique de Francois Morel sur France inter. J'espère qu'elle vous plaira...

Voici qu’est revenu en campagne de France
Phénomène inouï le temps de l’éloquence
On l’avait oubliée la voilà revenue
La parole exprimée des mineurs des canuts
Celle qui chantait fort des petits des modestes
Les revendications la rage manifeste
Voilà qu’en plein meeting on entendit les mots
D’un poète français nommé Victor Hugo
Monsieur Victor Hugo c’est à peine croyable
Ecrivit un roman nommé « Les misérables »
Si vous ne l’avez lu, lisez le livre en poche
Pour Jean Valjean Fantine et Cosette et Gavroche
C’est un livre d’amour un roman populaire
Qui parle de la vie du monde prolétaire
C’est aussi voyez vous un plaidoyer social
Mais qui n’oublie jamais de parler d’idéal
Comme un diable surgi dans la monotonie
Comme un soir de printemps, une douce embellie
Voici revigoré l’antique PCF
Qui depuis des années ne vivait que sous perf
Voici des ouvriers qui reparlent d’espoir
Voici qu’est évoqué à nouveau le grand soir
Voici que l’espérance aujourd’hui a un nom
Un prénom et la voix de Jean-Luc Mélenchon
Ils ne sont pas nombreux aujourd’hui les tribuns
Il sera celui là s’il doit n’en rester qu’un
Le dernier mohican le dernier utopiste
Le laïque intégral l’ultime socialiste
Il fut on s’en souvient grand Mitterrandolâtre
Fabiusien Rocardien Jospinien acariâtre
Il fut même je crois du genre Emmanuelliste
Mais je ne dis pas tout car trop longue est la liste
Marie-Georges Buffet a les yeux de Chimène
Pour cet homme qui vient avec son oxygène
Réanimer la flamme et redonner confiance
A son parti qu’on vit en pleine déchéance
On peut trouver parfois qu’il en fait un peu trop
Qu’un peu trop volontiers il fait son numéro
N’étant pas je l’avoue fort en économie
Je me garderai bien de juger ses avis
Sur l’emprunt sur la dette et le pouvoir d’achat
Faudra t il rembourser les banquiers ou bien pas ?
Quand il veut envoyer au gibet à la corde
Tous ses contradicteurs c’est un peu monocorde
Il est assez souvent dans la caricature
Dans l’excès il est vrai et dans la démesure
Il fut leader trotskiste jadis à Besançon
Sénateur de l’Essonne, militant pour le « non »
Il fut en d’autres temps vous ne le nierez pas
Un révolutionnaire en chaussons au Sénat
Mais aujourd’hui voilà que les sondages donnent
De très bons résultats qui tout le monde étonne
Pour ce compétiteur qui au commencement
Pesait peu, crédité d’à peine trois pour cent
« Les sondages se trompent les sondages se plantent »
S’égosille Le Pen qui est très mécontente
Cet homme qui naquit lors d’un referendum
Pourrait bien devenir demain le troisième homme
Oui on dit aujourd’hui que cet être loquace
Peut être au premier tour à la troisième place
Incroyable poussée, devancer le FN
Et son petit commerce de rancœur et de haine
L’idée je vous l’avoue ne m’attristerait pas
La nouvelle serait réjouissante pour moi
Je ne sais qui demain sera le bon pilote
Je ne vous dirai pas pour qui ira mon vote
Mais c’est plutôt je crois une bonne nouvelle
Que soient mises en valeur les idées fraternelles
Quand on cite ses vers on ne peut avoir tort
Je parle de l’auteur Hugo prénom Victor


A bientôt, chers Lectrices, chers Lecteurs.

La nouvelle rédaction de LQP

18/01/2012

Départ du redac chef

C'est avec une tristesse profonde que nous vous annonçons le départ du rédacteur en chef de l'eau qui parle.

Il aura collaboré à la majeur partie des articles pendant l'année écoulée, et ainsi participé au plus belle heure de gloire de l'eau qui parle.

De son coté, il remercie l'eau qui parle pour sa confiance pendant cette année et restera le premier lecteur de l'eau qui parle.

L'eau lui souhaite tout le bonheur et toute la réussite pour sa nouvelle aventure dans sa nouvelle rédaction.

Le blog continu bien sur sa vie plus que jamais riche et haute en couleur. Le propriétaire et principal actionnaire du Blog nommera prochainement un nouveau rédacteur en chef.

A bientôt sur ce même blog...

Lecteurs lectrices, à bientôt !

03/01/2012

Bonne année 2012

La rédaction de l'eau qui parle, vous souhaite une bonne année 2012 à tous et à toutes !


21/12/2011

L'eau qui parle à 1 An !

Bonjour à tous !!!!!!!


Ca y est !!! Depuis un an, l'eau qui parle (leauquiparle.blogspot.com) à 1 an. Que d'émotions de souffler cette première bougie !!!..



L'équipe de la rédaction au complet souhaite donc remercier tous les lecteurs, acteurs et sponsors de ce site. Nous tenons à remercier également tous les contributeurs à ce blog qui l'auront, tout au long de cette première année fait vivre.

Nous tenons également à vous souhaiter par la présente de bonne fêtes de noël et une bonne année!!! (si rien ne vient troubler le blog d'ici là) !

D'ici la longue vie à l'eau qui parle...nous on va boire des coups !!!


Ah oui... comme petit cadeau des photos supplémentaires du Post qui aura été le plus visité jusqu'ici sur ce site ....Des dessins du grand Reiser ...





09/12/2011

Paul Klee

Dans notre dernier Post nous avions mis en valeur le travail impressionnant de Zenn al Charif le nouvel artiste à la mode dans toutes les galeries françaises et franciliennes.
Beaucoup d'entre vous nous ont cependant demandé d’où Al Charif puisait autant d'inspiration. Il nous est donc apparu avec clairvoyance qu'il fallait que nous vous montrions les œuvres de son maître Paul Klee, en vous montrant ces œuvres, j'espère que le travail fouillé d'Al Charif vous paraîtra plus accessible.



A bientôt chers lecteurs, chères lectrices.

01/12/2011

Le net, un jeu de rôle grandeur nature ?

L'art vous le savez tous chers lecteurs a de tout temps été au centre de nos préoccupations.  L'eau qui parle tiens ici à faire un peu de pub pour un artiste méconnu qui nous a définitivement tapé dans l’œil. Vous pouvez faire confiance à ce jeune homme pour être très prochainement élevé au pinacle des  salles de ventes de France et de Navarre. 



 


Zenn al Charif, Jeu de carte, (détail), 2011.
Jeu de carte, 128 cartes de 5 x 8 cm. Edition unique.
 



Zenn al Charif est un activiste du net. Conscient qu’internet constitue un monde en soi - bien sûr, reflet déformé et augmenté du monde physique - il essaye dans comprendre les rouages et les différentes articulations. Pourquoi une telle pauvreté esthétique et relationnelle règne sur le réseau des réseaux ? Qui sont les acteurs et les scénaristes de cet immense jeu de rôles ? Comment toute cette organisation construit et dicte ce nouvel état de pseudo « être ensemble » ? En réponse à toutes ces grandes questions, al Charif aime produire de petites pièces, et encore plus de performances / discussions autour de ces dernières. Faussement naîf, blogueur et blagueur invétéré, il recense, par exemple, les différents moyens et fins de montrer la guerre aujourd’hui (jeux vidéo, marketing militaire…), s’intéresse à l’aura des canapés chez IKEA, compile sur CD et livret toutes les chansons annonçant la mort de la musique… CLG

Zenn al Charif est né en 1987, vit et travaille à Neuilly-sur-Seine.
Diplôme
2011 - DNSEP à l’ESBA d’Angers.
Group Show
2011 - Speech Objects, Curateur : Emilie Renard, Musée de l’objet, Blois.
2010 - J’ai l’âge du crédit de mes parents, Curateurs : Raphaël Zarka & Isabelle Lévénez, aux Instants Charivés, Montreuil.
2009 - Living Archives, Curateur : Sébastien Pluot, Swell Gallery, San Francisco Art Institute, USA.

01/11/2011

Ouest-France le champion de la presse régionale...

A bien des égards, Ouest-France est un journal bien différent de ses concurrents. Auréolé du plus grand tirage de France depuis 1975 avec plus de 800 000 exemplaires chaque jours, ouest-france joui d'une renommée que bien des journaux régionaux envie avec ardeur.

Sa particularité vient notamment du réseau énorme de petits correspondants et autres pigistes qui rassemblent chaque jours des informations sur chaque petit village de Bretagne et des pays de la loire. Chaque canton ayant sa propre édition, les informations sont ainsi accessible à tous et pour tous ou que vous habitez dans le grand ouest (et aux alentours de la Gare Montparnasse à Paris pour certains).
Cela allant des bons résultats du club de judo de Meizière-sur-Couesnon jusqu'aux balades champêtre proposé du côté du pays Bigouden.


Une autre particularité de ce journal est qu'il soit disponible chez de nombreux fournisseurs. Boulangers, bureaux de tabac, supérette de quartier, Faculté, bouchers etc....Un distributeur de Ouest-France bien achalandé, devra quant à lui mettre en place devant son échoppe une petite affiche jaune qui est au cœur de ce message.


Ces petites affiches jaunes sont connus et reconnus de tout les habitants du Grand-Ouest (et aux alentours de la Gare Montparnasse à Paris pour certains), et résument en deux titres, un évènement de l'actualité nationale et un évènement de la presse locale...Je ne peux n’empêcher ici d'en afficher quelques unes bien savoureuses.



Certaines sont juste étranges....


D'autres sont carrément loufoques à se demander ce que les rédacteurs avait fait ce jour là...





Enfin d'autres sont en complet désaccords avec les concurrents locaux, le Télégramme...








Voilà pour ce petit tour d'horizon des affichettes Ouest-France, tout cela bien sur dans un but ludique et récréatif...


A bientôt, Lectrices, Lecteurs,




La rédaction

05/10/2011

Le mystère des doigts fripés sous l’effet de l’eau enfin résolu

Un Artcle PAS publié par l'eau qui parle... à retrouver dans sa version originale sur le site de maxiscience : http://www.maxisciences.com/doigt/le-mystere-des-doigts-fripes-sous-l-effet-de-l-eau-enfin-resolu_art17008.html

Une publication parue dans la revue Brain, Behavior and Evolution expose une nouvelle théorie sur la fonction des rides qui apparaissent sur les mains et les pieds humectés.
Pourquoi les doigts et les orteils se rident-ils sous l’effet de l’eau ? Cette éternelle question qui poursuit depuis des années les amateurs de bains vient enfin de trouver une réponse. Une publication parue dernièrement dans la revue Brain, Behavior and Evolution suggère que les rides provoquées par l’humidité poursuivent un objectif : améliorer l’adhérence des extrémités.

S’il est admis depuis longtemps que la peau humectée absorbe une quantité d’eau notable, le phénomène de "flétrissement" est resté jusqu’à présent un mystère pour les scientifiques. En effet, celui-ci suscite de nombreuses questions : pourquoi les rides n'apparaissent que sur les mains et les pieds ? Pourquoi celles-ci sont-elles plus marquées sur le bout de ces extrémités ? Et surtout pourquoi cette caractéristique se retrouve seulement chez les humains et les macaques ?
Mieux écouler l’eau pour augmenter l’adhérence
Des expériences chirurgicales effectuées dans le passé avaient déjà révélé que couper les nerfs au niveau des doigts inhibait le froissement, suggérant ainsi que le processus est contrôlé par le système nerveux. Mais selon les dernières conclusions établies par des chercheurs en neurobiologie, les rides des doigts et des orteils permettraient en fait d’évacuer l’eau pour améliorer l’adhérence des extrémités sur un support humide. Une technique naturelle qui s’apparente aux sculptures modelées sur les pneus d’une voiture pour assurer la sécurité du véhicule en cas de chaussée humide.
Pour en arriver à une telle déduction, les scientifiques ont examiné 28 doigts fripés sous l’effet de l'eau. Leurs observations ont alors révélé un modèle commun d’agencement des rides caractérisé comme un réseau de canaux divergents, non connectés, et notablement séparés les uns des autres. Cette sculpture naturelle permet ainsi à l’eau de s'écouler de façon plus efficace lors d’une pression des doigts sur un support, offrant ainsi aux extrémités une meilleure emprise.